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Comprendre l’Afrique du Sud (partie 2)

Comprendre l’Afrique du Sud (2/2)

Début XXe siècle

 

Pendant cette « guerre des Boers », les Anglais s’enragent contre les Boers : ils brulent leurs récoltes et créent des camps de concentration pour les serviteurs de couleurs. Bilan : 30 000 Boers blancs et 20 000 Africains noirs sont tués.

La « guerre des Boers » durera trois ans, pour se terminer en 1902. Au final ce sont les Anglais qui gagnent… Eh oui, 80 000 Boers contre 400 000 anglais : ils ont quand même tenu 3 ans.

La paix est signée mais les Boers conservent une énorme rancœur contre les Anglais. Rancœur que j’ai pu observer pendant la finale de la coupe du monde !

En 1910 Les Aanglais créent l’Union Sud-Africaine : ils incluent les Afrikaners (les Boers) dans les négociations mais pas les Africains noirs. Et pourtant, à cette époque le pays compte 4 millions d’Africains noirs, 1,3 millions de blancs, 500.000 métis et 150 000 indiens (venus fin 19eme pour cultiver la canne à sucre).

En 1911, est appliquée la loi du « Coulour Bar » qui réserve les emplois qualifiés aux blancs.

En 1923, c’est la loi du « Native Urban Areas » qui interdit aux noirs de vivre à l’intérieur des villes.

Les noirs se sentent alors étranger dans leur propre pays et créent le South African National Congres qui se renommera plus tard l’African National Congress (ANC). C’est le premier (en nombre d’adhérents) parti politique d’Afrique du Sud qui est d’ailleurs en tête des élections encore aujourd’hui.

Le premier objectif du parti à l’époque, en 1923, est d’arrêter les conflits entre les différents peuples Africains du pays. Il y avait encore des conflits extrêmement violents entre les Xhosas et les Fingo ou entre les Zoulous et les Tonga par exemple.

La volonté de l’ANC c’est de créer un seul peuple uni !

Pendant les années 30 les lois racistes se durcissent : c’est le principe de l’Afrikanerdorm : affirmer la supériorité des blancs de langue Afrikaners. L’Afrikaner est une langue qui vient principalement du Hollandais.

 

2eme guerre mondiale

 

Juste avant la guerre, un parti nationaliste blanc apparait en Afrique du Sud en copiant le modèle Nazi.

Mais l’Afrique du Sud finit par rejoindre le Common Wealth et combat les Allemands. Les soldats Sud-Africain sont déployés en Afrique du Nord, en Italie et au débarquement de Normandie.

Après la guerre : Daniel Malan, le Premier Ministre de l’époque, continue les lois racistes et définis trois races : les blancs, les noirs et les métisses. Le système d’Apartheid se peaufine.

L’ANC ne veut pas se laisser faire et se renforce en nommant à sa tête trois militants : SISULU, TAMBO et un certain Nelson MANDELA. C’est le début d’un long chemin vers la liberté.

 

Les années 60

 

Un nouveau mouvement est créé : le mouvement anti-apartheid. Ce dernier permet d’attirer l’attention de l’opinion internationale sur la situation terrible de l’Afrique du Sud.

L’ANC lance des mouvements de grèves et de boycott non violent avant que le parti ne soit simplement interdit en 1958. Mandela devient alors clandestin et créé une organisation para-militaire : la Lance de la Nation. Cette organisation résiste par des moyens violent et organise notamment des attentats à la bombe.

 

Les années 70

 

En 1963, Nelson Mandela est arrêté et est condamné à la prison à vie.

De grands conflits apparaissent pendant les années 70 notamment en 1976 lorsque des écoliers de Soweto, la banlieue de Johannesburg, se révoltent en refusant l’enseignement en Afrikaners. Pour eux cette langue symbolise la servitude aux maitres blanc. Des centaines de personnes seront tuées et des milliers arrêtées à la suite de cet évènement.

 

Les années 80

 

Le nouveau premier ministre au pouvoir, Pieter Botha, semble plus modéré et l’apartheid s’assouplit légèrement. L’Afrique du Sud a aussi de nombreux conflits à l’extérieur de son territoire. La guerre contre le communisme en Angola, les bombardements des camps de l’ANC au Botswana, en Zambie et au Zimbabwe.

En 1988, Dulcie September qui est la représentante de l’ANC en France sera assassinée en plein Paris. On ne connait toujours pas l’identité de son meurtrier.

L’opinion internationale se généralise et les sanctions économiques contre l’Afrique du Sud se durcissent fortement.

Un nouveau président est élu en 1989 : Frederik de Klerk et en février 90 Mandela est libéré.

 

Les années 90

 

En 1991, toutes les lois de l’apartheid sont levées. Les sanctions économiques contre l’Afrique du Sud aussi. Cependant, les Sud-Africains noirs n’ont toujours pas le droit de voter. C’est en 1994 que les Sud-Africains noirs peuvent enfin voter aux élections présidentielles.

L’ANC remporte les élections avec 62% des voix et Nelson Mandela, aussi appelé Magic Madiba, devient le 27 avril 1994, le premier Président noir d’Afrique du Sud le 27 avril 1994. C’est ce qu’on appelle le « freedom day ».

On retiendra de son mandat, son combat contre les inégalités sociales et économiques et sa lutte pour la réconciliation nationale. Il faut rappeler que les minorités d’Africains blancs issus de la colonisation ont souvent été chassés par les populations Africains noires une fois l’indépendance déclarées. En Afrique du Sud, la guerre civile à été évitée et les blancs ont été épargnés.

C’est la mise en place d’un nouvel hymne, d’un nouveau drapeau d’une nouvelle Afrique du Sud !

En 1992 : c’est Thabo Mhebki qui succède à Mandela puis Jacob Zuma en 2019.

Zuma enchaine les scandales de corruption. A telle point que l’ANC lui ordonne de démissionner ? Il quittera en effet ses fonctions en février 2018.

C’est Cyril Ramaphosa qui le remplacera, il est aussi réélu le 22 mai 2019.

 

Aujourd’hui

 

Comme vous pouvez le constater l’histoire de l’Afrique du Sud est riche, complexe et unique ! Il faut retenir que depuis six siècles l’Afrique du Sud abrite de nombreuses populations différentes. Depuis le début, son histoire est rythmée de conflits entre ces différentes populations et cela ne peut pas seulement se résumer à une guerre entre les blancs et les noirs.

Il faut aussi retenir que, grâce à Nelson Mandela et Frederik de Klerk, la guerre civile a été évitée, c’est pourquoi la situation est aussi complexe.

Aujourd’hui au moins, le pays est en paix et fait coexister des dizaines de communautés différentes malgré des années et des années de conflits. C’est beau !

Dans l’ensemble les Sud-Africains arrivent à vivre ensemble et sont dans la grande majorité très respectueuse des autres populations. Mais les communautés ne se mélangent pas. Ici si on est Afrikaners par exemple : on parle afrikaans, on se marie avec un ou une afrikaners, on traîne avec des afrikaners, et cætera, et cætera…  Heureusement donc que des activités comme le rugby permet la rencontre des gens hors de ces communautés.

En France par exemple, on prône la mixité sociale, mais ce n’est peut-être pas l’objectif ici. Si on y réfléchit bien c’est ça un arc en ciel. Une variété de couleur différentes et bien distinctes, pas un mélange.

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