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L’éco-volontariat en Afrique du Sud

Eco volontariat Afrique du Sud

Partant pour venir faire de l’éco-volontariat ?

Beaucoup veulent partir explorer la savane pour sauver des bébés lions, devenir la « tata » de petits orphelins et tenter de changer le monde ! Si vous lisez ça en préparant votre départ pour un projet d’éco volontariat ici, en Afrique du Sud, installez-vous bien au fond de votre chaise.

Le but de cet article est de vous aider à démêler ce que sont les voyages humanitaire, d’éco volontariat d’éco-tourisme ou encore de volontourisme.

Je vais vous expliquer du mieux que je peux ce qu’est le volontariat, l’éco-volontariat ou le volontourisme grâce à mes expériences personnelles ainsi qu’aux informations publiques que vous trouverez dans les sources à la fin de l’article.

Pour partir en voyage d’éco-volontariat (nous garderons ce terme pour la suite) vous devez surement adorer les animaux depuis tout petit, ou en combat pour tenter de sauver le monde. Ce sont de nobles. Seulement, vous devez savoir ce à quoi vous aller participer ne vous comblera surement pas.

 

Quelques distinctions

L’humanitaire

S’il vous plaît ne dîtes pas que vous allez faire de l’humanitaire.

L’humanitaire c’est un vrai métier. Un métier qui requiert une bonne formation et pour lequel on prend beaucoup de risque. On peut partir dans des zones de conflit, de non-droit et d’épidémie.  Je pense que dire qu’on fait de l’humanitaire alors qu’on va un mois en éco-volontariat, c’est, dans un sens, dévaloriser l’engagement profond des personnes qui partent pour de vraies missions humanitaires.

 

Le volontariat

Le principe de volontariat c’est qu’on travaille pour une ONG en étant bénévole. On ne gagne pas d’argent. On doit très souvent payer pour ses frais personnels : billets d’avion quand on part à l’étranger par exemple. Sur place on est logé et nourri, donc en général les frais restent assez faibles.

 

Le volontourisme

Là on travaille aussi pour une ONG, on n’est pas payé, on assume soi même les frais personnels jusqu’au lieu du volontourisme et en plus, on paye. Et parfois on paye très cher. Ça peut grimper à 400-500€ par semaine…  Pourquoi paye-to-on pour être volontaire ? Car depuis plusieurs années partir en ONG à l’autre bout du monde c’est devenu un business. Mais attention : il ne faut pas tirer de conclusions trop vite.

 

Le volontourisme, un business pour une bonne cause

C’est devenu un business car la demande est tellement forte qu’on peut monter les prix : les volontaires viendront toujours.

Dans le volontourisme il y a des entreprises qui visent uniquement à dégager des bénéfices et il y a des escrocs qui mentent sur les missions que vous devriez réalisées. Mais il y a aussi des ONG qui collectent volontiers cet argent pour continuer à défendre leur cause.

Il faut donc bien se renseigner sur l’organisme d’accueil avant de partir.
Et surtout bien comprendre quel va être votre rôle : tous les organismes d’éco-volontariat ont une stratégie marketing qui consiste à jouer sur les mots et laisser planer le doute.

Je vais me concentrer sur ce que je connais : le volontariat et le volontourisme en Afrique et spécifiquement en Afrique du Sud.

 

Le volontariat en Afrique du Sud

Il existe des programmes de volontariat où vous payez seulement vos billets d’avion et vos souvenirs à ramener pour la maison !

Il y en a de moins en moins. Tous simplement car proposer du volontourisme est bien plus intéressant pour eux.

En plus, les organismes qui proposent du volontariat bénévole n’ont plus aucune visibilité et sont noyés par ceux qui font du volontourisme. Pourquoi ? Tapez sur google « Volontariat gratuit en Afrique du Sud ». Vous devrez explorer des dizaines et des dizaines de sites avant de les trouver. Ils ne font clairement pas le poids en bagarre marketing avec ceux qui gagnent plus d’argent…

Pour résumer : le volontariat en Afrique se fait de plus en plus dur à trouver.

 

Le volontourisme en Afrique du Sud

De ce fait, la seule option que vous aurez surement sera le volontourisme payant. Là-dessus pas de problèmes pour en trouver !

Avant de rentrer dans les détails je vous invite à réfléchir sur les vos motivations.

Si votre principale motivation est de changer les choses, aider son prochain ou sauver la planète. Gardez cet état d’esprit, c’est super ! Mais je préfère vous prévenir : ce n’est pas la meilleure option pour vous, et vous serez sûrement déçus.

Le volontourisme n’exploite pas les compétences des volontaires. Donc les missions proposées doivent restées accessible à tout le monde : donner des cours dans une école, recenser les animaux, nettoyer les cages dans les refuges, etc.… Ce sont des missions simples et qui contribuent à la cause mais qui ne vous donneront pas la sensation de faire la  » différence « .

Si vous voulez vraiment être utile, mieux vaut aider en bas de chez soi.  Pas besoin d’aller à l’autre bout du monde pour trouver de la misère : vous serez mille fois plus utile en étant volontaire tous tes samedis pour une association qui aide les sans abris par exemple plutôt que de venir nourrir des singes. Si c’est la conservation qui vous intéresse il existe de nombreuses associations en France.

Cependant, si votre motivation c’est de découvrir une région du monde que vous ne connaissez pas sans se dorer la pilule à la plage. Si vous voulez réaliser votre rêve qui est de travailler avec des animaux, le volontourisme est une super option pour vous !

Il faut juste savoir que cette expérience vous apportera beaucoup plus à vous qu’à la cause pour laquelle l’organisme est engagé. C’est à sens unique.

 

Les deux types de volontourisme :  les locaux et la nature

Cela étant dit, rentrons dans les détails.
Selon moi il y a deux grandes catégories de volontourisme :  les locaux et la nature.

 

Les locaux

Comme vous l’avez compris, on aide les gens sur place.
ça peut prendre différentes formes : construire un orphelinat, soutien aux personnes âgées, donner des cours dans les écoles, etc. Il y a énormément de projets et d’organisme. Si vous souhaitez découvrir réellement une culture vous devriez étudier cette option.

 

La nature

La catégorie de volontourisme la plus populaire en Afrique du Sud. Vous lirez certainement « éco-volontariat » mais c’est souvent la même chose. On s’imagine déjà soigner la patte d’un lion et le voir repartir chasser, faire une sieste avec un bébé rhinocéros…  C’est un peu loin de la réalité.

Vous devez donc commencer par choisir entre ces deux catégories. Bon à savoir, il y a beaucoup d’organismes qui proposent de faire les deux.

 

Le volontourisme « nature »

J’ai eu la chance de partir en volontourisme en 2015 pendant deux mois. Je suis venu ici, en Afrique du Sud pour la première fois comme éco-volontaire pour une ONG qui s’appelle GVI.
C’est un organisme mondial, un des leaders du marché du volontourisme. J’étais dans une réserve animalière et notre mission principale était de collecter des données scientifiques sur la faune et la flore de la réserve.

Donc le volontourisme « nature » peut encore se découper en deux. « Je veux m’occuper des animaux » et « je veux partir dans une réserve animalière ».

Oui c’est différent, par définition une réserve animalière est un endroit qui héberge des animaux sauvages. Sauvages, donc on ne s’occupe pas d’eux. En principe une réserve animalière nécessite assez peu d’aide humaine. La nature n’a pas besoin de la présence de l’homme mais de son absence.

 

S’occuper des animaux

Je connais aussi car j’ai pu un peu travailler avec Daktari, qui est un bon exemple d’organisme qui propose de l’aide aux locaux et à la nature en même temps. Le principe est d’éduquer les enfants sur la conservation animale (et d’autres sujets) grâce à des animaux recueillis ne pouvant pas survivre dans la nature.

La mission de base est souvent la même : on nettoie les enclos et les cages des animaux et on les nourrit, C’est aussi d’autre missions : des actions de conservation, d’éducation, améliorer le camp, des débats, des innovations pour améliorer le quotidien des animaux etc.
Retenez que ça ne va pas être des vacances, les journées sont chargées et le rythme est souvent très intense ! Mais on a souvent des interactions uniques avec les animaux ! On peut aussi prendre des photos vraiment sympas !

 

Réserve animalière

On intervient peu sur la vie sauvage. Ce sont principalement des missions d’observation. Recenser les espèces et les photographier ainsi que de l’analyse. Sauf que vous ne ferez pas l’analyse ! Ce sont des professionnels, chercheurs, scientifiques et vétérinaire qui s’en chargeront.
Vous ferez surement des missions d’entretien, des routes, des clotures,  etc.  Si vous avez de la chance vous pourrez participer à des missions de conservation, décornage de rhinocéros, capture de girafes, etc).

Là-dessus attention, ils vont tous utiliser ces missions là comme argument marketing. C’est vrai que ça arrive, moi j’ai pu aller avec un vétérinaire décorner des rhinocéros mais c’est assez rare et vous n’aurez aucune garantie de pouvoir en faire !

Dans tous les cas vous allez beaucoup apprendre sur la conservation, la nature et les animaux ! Si cette voie vous intéresse ça peut être un bon début pour être sur le terrain !

 

Conclusion

Pour résumer voici les trois grandes catégories à distinguer :

Humanitaire

Volontariat (bénévole)

Volontourisme (payant)

J’ai essayé d’être le plus objectif possible dans cet article mais évidemment mon opinion est le fruit de mon expérience personnelle et de mes croyances.
Faire de l’humanitaire, du volontariat ou du volontourisme c’est génial et c’est très bien que vous souhaitiez aider plutôt que de  partir en vacances entre amis !

L’objectif étant d’être un entre deux. Entre vos attentes qui peuvent être très élevés et la réalité du terrain.

 

 

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